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Comment fonctionne le grounding de Gemini ? De la recherche Google à l’affichage des sources

Pour étayer ses réponses, Gemini interroge instantanément Google, puis transforme les métadonnées de grounding en sources visibles. Décryptage du processus et du query fan-out pour comprendre comment faire citer vos contenus par Gemini.

L’équipe Tenten GEOPublié le 2025-06-015 min de lecture
Sur un fond noir charbon aux reflets incandescents, des faisceaux lumineux descendent vers une grille de recherche, illustrant Gemini puisant sa réponse dans les résultats.

Pour être cité par Gemini, il faut partir d’un constat : ses réponses reposent presque toujours sur des résultats Google obtenus à l’instant même. Votre positionnement dans Google et la capacité de la machine à extraire proprement votre contenu déterminent donc directement vos chances de figurer parmi les sources. Le grounding n’est pas une science mystérieuse, mais une chaîne de recherche que l’on peut décomposer et analyser à rebours.

Cette distinction est essentielle, car de nombreuses « techniques GEO » traitent tous les moteurs d’IA de la même manière. ChatGPT s’appuie sur Bing, Perplexity possède son propre index, tandis que Gemini partage l’écosystème de recherche de Google avec AI Overviews et AI Mode. Pour gagner en visibilité dans Gemini, l’essentiel consiste donc à travailler votre référencement naturel sur Google et à structurer vos contenus pour qu’une machine puisse les extraire facilement.

Le grounding est un accès en direct, pas une mémoire

Lorsque le grounding est activé, Gemini ne se contente pas de restituer une réponse issue de son entraînement. Il détermine d’abord si des informations externes sont nécessaires. Si c’est le cas, il génère ses propres requêtes, les lance dans Google, intègre les contenus récupérés à son contexte, puis construit sa réponse à partir de ces éléments. L’ensemble du processus se déroule dans les secondes qui suivent l’envoi de la question.

  1. Décision : le modèle évalue si la requête exige des informations récentes ou factuelles. Dans le cas contraire, il répond directement afin d’éviter une recherche inutile.
  2. Génération des requêtes : le modèle décompose la question en une ou plusieurs recherches, généralement plus complètes et plus précises que la formulation saisie par l’utilisateur.
  3. Recherche : ces requêtes sont envoyées à Google afin de récupérer les résultats les mieux placés.
  4. Synthèse : le modèle intègre les passages récupérés à son contexte, rédige la réponse et enregistre la source correspondant à chaque phrase.
  5. Métadonnées associées : en plus de la réponse, l’API renvoie les métadonnées de grounding permettant d’afficher les sources.

Comment les citations sont-elles créées ? Lire les métadonnées

Les citations ne sont pas ajoutées arbitrairement par le modèle : elles découlent de cette structure. Lorsque vous activez le grounding via l’API Gemini, la réponse comporte plusieurs champs supplémentaires, chacun correspondant à une étape observable du processus.

  • webSearchQueries : les requêtes réellement exécutées par le modèle. C’est une mine d’informations pour l’analyse à rebours, car elles révèlent les recherches que Gemini juge nécessaires pour répondre.
  • groundingChunks : la liste des sources citées, avec un titre et une URL. Celle-ci correspond généralement à une redirection du proxy Google plutôt qu’à l’URL d’origine de votre site.
  • groundingSupports : la correspondance entre chaque phrase de la réponse et sa source. Ce champ indique le chunk qui étaye chaque passage et, dans certaines versions, un score de confiance.
  • searchEntryPoint : un bloc prédéfini de suggestions de recherche Google, que Google impose aux développeurs d’afficher tel quel.

Un détail souvent négligé mérite votre attention : groundingChunks fournit une URL de redirection, pas directement votre nom de domaine. Autrement dit, Gemini vous cite comme un document trouvé dans l’index de recherche de Google, et non comme une marque mémorisée par le modèle. Pour apparaître parmi les sources, votre contenu doit donc d’abord s’imposer dans Google.

Query fan-out : une nouvelle manière d’envisager le classement

L’erreur la plus fréquente consiste à croire que Gemini n’effectue qu’une seule recherche. Face à une question un peu complexe, le modèle la décompose généralement en plusieurs requêtes distinctes, selon la même logique que les fonctionnalités d’IA de Google. La conséquence est concrète : vous pouvez occuper la première place sur la requête d’origine sans apparaître sur les sous-requêtes générées par Gemini. L’inverse est également possible : un contenu absent de la requête principale peut être cité grâce à une question de longue traîne. Le classement reste déterminant, mais la requête sur laquelle il faut se positionner n’est plus nécessairement celle que l’utilisateur a saisie.

Schéma illustrant le grounding de Gemini, depuis la requête de l’utilisateur jusqu’à l’affichage des références, via la génération de recherches et les résultats Google.
Gemini puise les éléments de réponse dans Google, puis renvoie les métadonnées de grounding utilisées pour créer les références.

Récupération dynamique : dans quels cas Gemini ne lance-t-il pas de recherche ?

Toutes les questions ne déclenchent pas une recherche. Auparavant, Gemini utilisait un système de récupération dynamique : il attribuait un score à la requête afin d’évaluer si une information externe améliorerait la réponse, puis décidait d’ouvrir ou non l’accès à la recherche. Une demande telle que « écris-moi un poème » pouvait ainsi recevoir une réponse directe. La version actuelle confie cette décision au modèle lui-même, sans proposer au développeur de réglage équivalent, mais la logique reste comparable : les faits, l’actualité et les sujets locaux favorisent la recherche. Pour les équipes éditoriales, la frontière est assez nette. Les comparatifs de produits, les prix, le droit, les informations susceptibles d’évoluer et les sujets locaux ont de fortes chances d’activer le grounding et méritent donc un investissement éditorial. Pour les connaissances générales, la création ou les conseils d’amélioration, Gemini ne lance pas nécessairement de recherche.

Pour être cité par Gemini, travaillez sur quatre leviers

Le processus décrit plus haut se traduit par quatre actions concrètes. Elles se renforcent mutuellement : si un seul maillon manque, toute la chaîne perd en efficacité.

  • Bien vous positionner dans Google : c’est le socle incontournable. Les sources de Gemini proviennent principalement des premiers résultats obtenus sur les sous-requêtes du query fan-out. Les fondamentaux du référencement naturel, tant techniques qu’éditoriaux, restent donc indispensables.
  • Rendre chaque passage extractible de manière autonome : utilisez un intertitre précis, formulez une réponse complète et placez la conclusion en premier. Évitez de disperser l’information essentielle sur plusieurs paragraphes. groundingSupports associe en effet chaque phrase à la source qui l’étaye.
  • Renforcer la confiance envers votre entité : aidez Google à comprendre précisément qui vous êtes. Un nom de marque cohérent, des auteurs identifiés, des informations d’entreprise claires, des données structurées et des références externes vérifiables augmentent vos chances d’être reconnu comme une source fiable.
  • Couvrir les requêtes plutôt que le seul thème principal : décomposez chaque sujet en sous-questions réellement posées par les utilisateurs, puis fournissez une réponse explicite à chacune des recherches susceptibles d’être générées par le query fan-out.
Lorsque nous avons suivi les citations de Gemini pour des logiciels B2B, l’écart le plus fréquent ne venait pas de la qualité générale du contenu. Les pages étaient bien présentes dans Google, mais elles ne formulaient pas de réponse assez nette pour être extraite.Tenten GEO content team

La logique de citation de Gemini est plutôt favorable aux professionnels qui produisent des contenus réellement utiles : elle s’appuie sur une recherche Google observable et analysable, plutôt que sur une préférence opaque du modèle. Vous pouvez identifier les requêtes exécutées, les sources retenues et les passages utilisés, puis agir pour rejoindre cette liste. Pour savoir si vos contenus sont cités par Gemini et les autres moteurs, et comprendre ce qui leur manque, vous pouvez réserver un diagnostic GEO de 30 minutes. Grâce au suivi de la visibilité dans les moteurs d’IA, nous vous montrerons vos données réelles de visibilité avant d’identifier le premier point à corriger.

Questions fréquentes

Le grounding de Gemini dépend-il du classement en référencement naturel ?
Oui, le lien est direct. Gemini interroge Google en temps réel et la plupart de ses références proviennent des premiers résultats. Votre positionnement dans Google, ainsi que la facilité avec laquelle vos paragraphes peuvent être extraits, déterminent donc vos chances d’être cité.
Pourquoi Gemini ne me cite-t-il pas alors que je suis premier dans Google ?
Le query fan-out en est souvent la cause. Gemini décompose la question en plusieurs sous-requêtes : vous pouvez être premier sur la recherche d’origine sans être bien placé sur celles qu’il génère. La citation dépend aussi de la capacité du modèle à extraire un passage autonome de votre contenu.
Que sont les métadonnées de grounding ?
Ce sont les informations associées à la réponse de Gemini. Elles comprennent les requêtes exécutées, la liste des sources citées dans groundingChunks, la correspondance entre les phrases et leurs sources dans groundingSupports, ainsi qu’un bloc de suggestions de recherche Google qui doit être affiché à l’écran.

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